Tribute to Aretha Franklin

    Tribute to Aretha Franklin

    Weekend Special Tribute To The Diva Aretha Franklin on Precious Radio

    Nom de naissance : Aretha Louise Franklin Born: 25 March 1942 in Memphis, Tennessee, USA. Died: 16 August 2018 in Detroit, Michigan, USA (age 76).

    Widely regarded as one of the best female soul vocalists of all time, she is nicknamed the ‘Queen of Soul’ or simply referred to as ‘Aretha’. In 1987 she was the first woman to be inducted into the Rock & Roll Hall of Fame (Performer).

    Weekend Special Tribute To The Diva Aretha Franklin on Precious Radio. The Most Precious Radio. A Tribute to The Queen Of SOUL Aretha Franklin. Exclusif et uniquement sur Precious Radio & All Around The World avec tous ses plus grands succès, rares songs, Duos, inedits, Remixes, Interviews & more…

    Genre musical : Rhythm’n’blues, Soul, Disco, Gospel, RnB, Soul-Blues, Soul jazz, Jazz vocal

    Site: www.PreciousRadio.com Retrouvez toutes les infos sur notre page Facebook rubrique Evenements : https://www.facebook.com/sopreciousradio

    Aretha Louise Franklin voit le jour le 25 mars 1942 à Memphis (Tennessee, Etats-Unis), mais sa famille s’installe à Buffalo (état de New York), puis dès 1948 à Détroit (Michigan). Elle n’a que sept ans lorsque sa mère Barbara Franklin quitte le foyer familial, avant de décéder prématurément.

    Le père de famille, Clarence LaVaughn Franklin, est un pasteur et militant reconnu des droits civiques, commercialisant ses sermons enregistrés sur disques. Aretha Franklin a deux soeurs, Emma et Carolyn (qui tenteront chacune de leur côté une carrière dans la chanson), avec lesquelles elle se retrouve dans la chorale de la paroisse. Comme beaucoup de petites filles de sa génération, elle reste profondément influencée par les racines gospel de son art. Elle enregistre son premier disque à l’âge de quatorze ans, The Gospel Soul of Aretha Franklin, dans lequel elle s’accompagne déjà au piano.

    Lorsqu’elle s’installe à New York au début des années 1960, le producteur John H. Hammond, Sr. est séduit par sa voix. Malgré quelques modestes succès (« Rock-a-Bye Your Baby with a Dixie Melody »), le label Columbia échoue à la transformer en chanteuse de jazz. Certains albums demeurent convaincants (The Electrifying Aretha Franklin, 1962), mais il est évident que cette période se caractérise par une absence totale de direction artistique. Il reste quelques beaux disques de l’ère Columbia où elle s’attaque au répertoire des grandes anciennes (Unforgettable: A Tribute to Dinah Washington, 1964).

    En 1967, Aretha Fraklin rallie le label Atlantic et s’associe avec les producteurs Arif Mardin et Jerry Wexler. Les premières séances dans les studios du label Fame à Muscle Shoals (Alabama) produisent « I Never Loved a Man (The Way I Love You) », premier grand succès de la chanteuse. Ce n’est que le début d’une suite exceptionnelle de classiques incluant « Respect », « Chain of Fools », « Baby I Love You », « I Say a Little Prayer », « Think », « The House That Jack Built » et beaucoup d’autres. Aretha Franklin enchaîne dix hits classés dans le Top 10 en dix-huit mois et une production constante de succès les cinq années suivantes.

    Ses albums sont de grands disques. Elle enregistre ainsi le carré d’as des disques de la soul music en quelques mois : I Never Loved a Man (The Way I Love You) et Aretha Arrives (1967), Lady Soul et Aretha Now (1968). Aretha Franklin devient le symbole de la communauté noire : elle se positionne en tête d’une décennie de combats pour les droits civiques et devient alors l’absolue Queen of Soul.

    Elle est la première chanteuse à apparaître en une du magazine Time. Martin Luther King lui remet le Christian Leadership Award. Sa version de la chanson « Respect » d’Otis Redding (n°1), toute en passion déchaînée, est assimilée par la communauté noire à un chant revendicatif. Mais les tabloïds préfèrent retenir cet incident de 1969 où elle est arrêtée pour tapage nocturne à Détroit.

    Le début des années 1970 se poursuit sur un rythme équivalent : ses versions de « Bridge Over Troubled Water » (Simon & Garfunkel) et de « Spanish Harlem » lui procurent de nouveaux succès, auxquels il convient d’adjoindre « See Saw », « The Weight » (The Band) et « Share Your Love with Me » en 1969 ; « Call Me », « Spirit In the Dark » et « Don’t Play That Song » en 1970, « Rock Steady » en 1971 ou « Day Dreaming » en 1972. Les albums de grande facture se succèdent : Aretha in Paris (enregistré à l’Olympia en 1968), Soul ‘69, This Girl’s in Love With You (1970) et le très prophétique Spirit in the Dark (1970).

    C’est durant cette période qu’elle enregistre ce que beaucoup considèrent comme l’un de ses albums les plus aboutis, Aretha Live at Fillmore West (1971). La même année sort l’emblématique Young, Gifted & Black. En 1972, elle rend hommage à son père et à la communauté baptiste dans Amazing Grace.

    Les albums se succèdent toujours avec bonheur : Hey Now Hey (The Other Side of the Sky, produit en 1973 par Quincy Jones) ou Sparkle (produit en 1976 par Curtis Mayfield) démontrent amplement qu’Aretha Franklin évolue sans dénaturer son art. Nul ne présume qu’il s’agit là de chants du cygne artistiques. En 1978, elle épouse l’acteur Glynn Turman (ils divorceront en 1984).

    La fin des années 1970 sonne le glas des triomphes artistiques et commerciaux de la Reine de la Soul : « Angel » et « Until You Come Back to Me » (reprise de Stevie Wonder) allument de rares lumignons dans une époque troublée, qui voit la chanteuse quitter Atlantic pour la compagnie Arista et opter pour des albums formatés. Pourtant, le soleil luit de nouveau sur le plateau du film Blues Brothers, avec le duo John Belushi-Dan Akroyd, où elle interprète un volcanique « Think ».

    Certes, dans les années 1980, son succès ne se dément pas, même si ses albums sont désormais plus standardisés (en particulier les deux albums produits par Luther Vandross : Jump to It en 1982 et Get it Right en 1983). En 1984, elle renonce à tenir le rôle de Mahalia Jackson dans la comédie musicale Sing, Mahalia, Sing : elle est alors poursuivie pour rupture abusive de contrat. Who’s Zoomin’ Who (1986), produit par Dave Stewart (Eurythmics), rallie tous les suffrages de vente et son duo avec George Michael (« I Knew You Were Waitin’ for Me », 1986) devient n°1. Il lui permet de se voir attribuer un nouveau Grammy Award. La même année, Keith Richards apparaît dans son album Aretha.

    Le 3 janvier 1987, elle est la première femme à être honorée par le Rock and Roll Hall of Fame. Au même moment, elle gratifie son public d’un retour au gospel avec le très convaincant One Lord, One Faith, One Baptism. En 1988, sa soeur Carolyn Franklin disparaît, victime d’un cancer. En 1989, elle enregistre des duos avec Elton John et Whitney Houston. En 1994, elle se voit attribuer un Grammy Award pour l’ensemble de sa carrière (le dix-huitième). L’album A Rose Is Still a Rose (1998) la voit faire une incursion dans le R&B et le rap.

    Le 5 février 2006, elle interprète l’hymne national aux côtés de Dr. John et Aaron Neville à l’occasion de la finale du Super Bowl et chante pour le nouveau président des Etats-Unis, Barack Obama, le 20 janvier 2009.

    Reine de la soul érigée en légende vivante, Aretha Franklin n’a plus rien à prouver, mais c’est avec audace qu’elle confie sa voix aux producteurs Babyface et Andre 3000 pour cette série de reprises de classiques féminins (Etta James, Diana Ross & the Supremes, Gloria Gaynor, Barbra Streisand, Sinéad O’Connor, Alicia Keys ou… elle-même avec le medley « I’m Every Woman / Respect »). Avec son interprétation du « Rolling in the Deep » de la chanteuse anglaise Adele, la reine de la soul réussit la performance de classer un centième titre dans le classement R&B du Billboard. En 2017, l’album A Brand New Me voit le Royal Philharmonic Orchestra couvrir ses grands classiques.

    Atteinte d’un cancer du pancréas depuis huit ans, Aretha Franklin est hospitalisée en urgence à Détroit le 13 août 2018. Sa famille et ses proches appellent à prier pour elle. Elle décède trois jours après, à l’âge de 76 ans. Au delà du milieu musical, le monde entier rend un vibrant hommage à cette voix immortelle, l’un des plus forts symboles de la lutte pour les droits civiques de la population noire et le droit des femmes dans la société. Christian Larrède